Sucre (la ville blanche)

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Le lendemain de notre petite mésaventure à Samaïpata nous prenons la route de nuit (10–11h) pour nous diriger vers Sucre (capital constitutionnelle du pays).

La descente du bus se fait un peu au milieu de nulle part, nous sympathisons avec un couple de français (et oui ils sont partout :-)) avec lequel nous partageons un taxi qui nous amènera dans le centre. Après avoir pris congé de ce charmant petit couple, nous partons à la recherche de notre hostal (que nous avons réservés sur AirBnB), recherche qui aboutira dans un taxi car l’adresse indiquée sur le site n’est pas correcte (et voilà que la poisse continue) ! Une dizaine de minutes en taxi plus tard nous voilà devant une porte de garage avec aucune inscription indiquant que nous sommes bien devant un hostal malgré ça nous décidons de frapper un bon coup sur la porte et après quelques aboiement de Coco (le chien de la famille) voilà que Pepe, le propriétaire des lieux, nous ouvre la porte de ce qui va être notre petit coin de paradis pendant une semaine.

Cette semaine à Sucre aura été un de nos meilleurs souvenirs en Bolivie.

C’est à Sucre que nous avons enfin eu l’opportunité de manger des plats typiques du pays et nous n’avons pas été déçus. C’est aussi dans cette ville que nous avons eu notre première sortie en boîte, accompagnés de nos amis marseillais que l’on avait vus pour la dernière fois à Lima, ce fût des chouettes retrouvailles bien arrosés (surtout pour les garçons) ! C’est là aussi que François a pris ses premiers cours d’espagnol, il sait enfin se présenter et demander où sont les toilettes đꙂ (je rigole bien sûr). Et le plus important c’est à Sucre que nous avons fait une de nos plus belles rencontres, qui est celle de la famillle de Bertha et de Pepe (c’est dans leur maison que nous avons séjournés).

Cette famille est une famille bolivienne au grand cœur, avec laquelle on s’est senti très vite à l’aise, de plus ils sont très impliqués dans la cause des plus démunis dans leur ville. Grâce à Bertha nous avons pu apprécier Sucre d’une autre manière que toutes les autres villes de Bolivie que l’on avait faites auparavant. Avec elle on a exploré des endroits inconnus au grand public comme le marché de los campesinos, las siete cascadas, on a admiré un show de danses boliviennes

et la dernière soirée passée à leurs côtés et aux côtés d’un couple de français avec qui on a bien symphatisé a été remplie à la fois de rires, de partage et d’animations mais aussi d’un peu de mélancolie car on savait qu’on allait les quitter le lendemain…

L’étape des au revoir est l’étape que l’on apprécie le moins surtout quand on s’est attaché aux personnes car on ne sait jamais quand on les reverra… Mais cela fait aussi partie du voyage.

 

Un Sage d’un certain âge sur le point de mourir m’a dit : »Tu es assez intelligente et courageuse que pour voyager et en même temps assez bête et faible que pour vouloir retourner vivre en Europe… En bref tu es une femme quoi đꙂ ».

 

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