Chiloé, de Valparaíso à Castro.

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Ayant trouvé un Volontariat sur l’île de Chiloé, nous décidons (un peu malgré nous) de faire l’impasse sur la magnifique région des lacs pour nous diriger plus au sud, à Puerto Montt, à seulement 16 petites heures de route de Valparaiso.

Nous faisons la route en partie de nuit… Et oui, j’ai bien dit en partie. Faites un petit calcul rapide, 16h de route (à quelques jours prêt) 8h de nuit, ce n’est pas possible de faire la route uniquement de nuit, vous voyez ? Non ?

On recommence, on dit qu’il y a 16 heures de route du point A au point B, vous roulez 8h la nuit, il reste encore 8h à effectuer de journée… Vous voyez ? Non ? On recommence… Et puis merde !

Nous roulons, il ne fait plus jour, nous essayons de dormir et comme d’habitude notre nuit se résume à des micros siestes (je dors, je me réveille, je dors, je me réveille, je dors, je me réveille, je dors, je dors encore …). Nous voilà réveillés, nous roulons toujours (et oui, il y a encore de la route à parcourir vous voyez ?). Nous voilà arrivés, nous ne roulons plus.

Puerto Montt, nous pensions y rester la journée et repartir gentiment le lendemain mais on a vu, on s’est regardé avec Aurélie (pas avec des inconnus) et on a décidé de poursuivre directement pour Castro petite ville située sur l’île de Chiloé. Pourquoi être reparti directement ? Pourquoi pas, ce n’est pas comme si on avait prévu quelque chose non plus ?

Et nous revoilà à nouveau dans le bus, comme si cela nous manquaient déjà et qu’on avait besoin de notre dose alors qu’on sortait d’un voyage de plus de 16h. Un ferry et quelques heures plus tard nous voici enfin à Castro.

Chiloé, cinquième île d’Amérique du Sud de par sa taille, foyer d’un peuple de marins indépendants, nous à fort plus que ça soit par son architecture ( ses tejuelas (toitures typiques), ses palafitos (maison en bois sur pilotis) et ses églises en bois dont 16 classés au patrimoine mondial de l’Unesco),

par ses paysages verdoyants et d’une grande diversité, balayés par les vents, ou encore par les multiples rencontres faites avec les autochtones ou voyageurs lors de notre passage (ben oui, on allait pas les rencontrer avant notre passage).

Une île pleine d’histoires et de mythologies façonnant la culture et la vie de ses habitants (non, je ne vais pas vous faciliter la vie, chercher par vous-même) qui nous fait un peu oublier le côté « moderne » du Chili.

Bref, nous voilà à Castro capitale de l’île de Chiloé, petite ville vraiment attrayante, installée dans une jolie crique où on y retrouve des styles d’architectures assez différents, dont celui des palafitos. Notre hostal « La Oveja » que j’avais vite repéré sur l’application Maps.me nous a parfaitement satisfaits.

Dès le premier soir, après une bonne promenade sous la pluie qui nous a donné une agréable première impression de la ville,

nous nous retrouvons à boire un verre ou deux avec quatre autres… désolé :,-( quatre autres français et un musicien natif du pays, Rolando, qui nous a, le temps d’une soirée, amené à travers ses histoires dans le passé du chili et de Chiloé. Un personnage haut en couleurs que nous recroiserons plusieurs fois lors de notre séjour.

Nous voilà déjà le lendemain à devoir repartir pour Dalcahué située à quelques kilomètres de là pour notre deuxième volontariat qui nous en a fait, gentiment dit, voir de toutes les couleurs…. (voir le prochain article :-)).

On ne dit pas adieu pour autant à Castro car on reviendra quelques jours nous détendre et profitez des bonnes ondes qui s’y dégagent avant de reprendre la route vers le sud .

Un vieux sage sortant d’un palafito légèrement branlant nous demanda : « Vous connaissez l’histoire du Brujos, du Cai-Cai Vilú, d’ El Caleuche, de la Fiura, de l’Invunche, de la Pincoya, Du Trauco, de la Viuda ou encore de la voladora ? Non ? Ne vous limitez pas au livre d’histoires étrangers, la mythologie fait partie intégrante de notre histoire et de nos vies ! D’ailleurs en parlant de mythe savez-vous ce que les femmes disent sur moi…. Chuuuuuut vous ne le saurez pas, votre mère vous lit.
Prenez soins de vous les amis,

Nous les incapables 🙂

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