Je ne vais pas commencer à vous parler de Baños car je suis comme d’habitude en retard sur les articles. Et oui à l’heure où j’essaye d’écrire ces quelques lignes avec le vocabulaire d’un enfant de six ans disposant d’un léger déficit mental et avec la grammaire d’une petite fille de onze ans qui aurait été séquestrée depuis le jour de son anniversaire de sa cinquième année et qui souffrirait du syndrome de Stockholm, on a déjà passé la frontière péruvienne depuis quelques heures.
Je serais donc bref et ne vous dirais pas que Baños, petite ville entourée de montagnes qui la surplombent m’a laissé un peu sur ma faim. Ce n’est pas la ville en soit qui nous à d’ailleurs bien plu mais plutôt l’ambiance forte touristique qui y règne. Et heureusement encore que cette semaine il y avait de nombreux Équatoriens de passage sinon on aurait dû réfléchir à deux fois avant de savoir si nous étions en Amérique du sud ou du Nord…
Je sais, vous aller me dire que nous en faisons partie de ces « touristes », on en est conscient mais là s’ouvre un autre débat, celui des différentes sortes de touristes… Entre ceux qui se permettent plus de choses que s’ils étaient chez eux et les bobos qui se pensent plus d’ici que les indigènes eux-mêmes, on a juste envie de s’excuser auprès de la population locale en leur disant que tout le monde n’est pas comme eux . Mais bon ça ne gêne que moi car plus des ¾ de la population d’ici vivent du tourisme et tout est fait pour attirer ce genre de pollution humaine. Enfin bref, passons!
Après une longue journée en bus et quelques films espagnols, nous voici donc à Baños. Il est 22h30’, le soleil est couché depuis déjà quelques heures ainsi que la plupart des habitants. Il n’y a que quelques dizaines de rabatteurs qui sont là pour nous accueillir à notre grande joie et pour nous proposer l’hôtel parfait. Nous leur demandons simplement la route car le couple d’Allemands que nous venons de quitter nous a donnés une bonne adresse où ils avaient séjourné, si vous passez par là, je vous la recommande vivement ( le gérant Victor gère son petit établissement d’une main de maître et est très agréable), l’hostal Princesa Maria.
Malheureusement pour nous, nous n’avons pu y rester que deux nuits car étant en pleine semaine de la Toussaint tous les établissements de la ville affichaient complets, depuis plusieurs semaines. Parti le lendemain à la recherche d’une chambre, à prix raisonnable (car comme chez nous, ils aiment gonfler leur prix en période pleine) nous dûmes loger chez l’habitant qui s’était proclamé hostal pour la semaine, le reste de notre séjour (4 nuits au total à Baños, deux nuits à l’hostal Princesa Maria, donc 2 nuits- 2 nuits, ça fait si je ne me trompe pas deux nuits exactement chez l’habitant).
Après avoir petit-déjeuner au marché nous avons passé la journée à flâner dans les rues de la ville pour ensuite passer la soirée aux Thermes de la Virgen située au pied de la cascade, qui dispose de plusieurs bassins dont un d’eau bouillante qui était à plus de 50 degrés!!! Et terminer la soirée dans le cimetière à écouter un concert avec la population assise sur les tombes, buvant et mangeant à la santé des défunts.
Pendant la suite de notre séjour, nous avons pu aller observer le volcan toujours actif Tungurahua, nous avons perdus quelques heures à aller à la « Casa del arbol » si ce n’est pour le joli panorama, et fait la route des cascades dont on nous en avait tant parlé.
Au début, nous partions dans l’idée de faire la route des cascades en vélo sauf que le matin même une forte pluie mouillée était au rendez-vous et les nuages gris foncés ne prévoyaient rien de bon pour les heures à venir. Légèrement déçu nous décidâmes quand même de la faire en « chivas ». L’horreur, un petit camion aménager en bus ouvert, multicolores avec des néons qui s’allument à chaque tunnel et musique à fond nous guide à travers les différentes cascades et s’arrête le temps de faire une traversée de la vallée en canopy.Je pourrais faire l’impasse du moyen de transport car après avoir vu la route qu’utilisent les vélos et la vue qu’il y avait je ne comprends pas trop cet engouement pour cet itinéraire si prisé. Et si seulement les cascades en valaient la peine, pour la plupart, quelques petits filets d’eau qui coulent les longs des flancs, et une dernière la cascade Pailón del Diablo, assez impressionnante c’est vrai mais tellement envahie par la foule que ça en enlève toute sa beauté.
Enfin bref… On ne l’aurait pas fait on aurait regretté et maintenant qu’on l’a fait, on sait qu’on ne l’aurait pas regretté :-).
Ne pensez pas que je suis négatif, loin de là, après une petite auto-analyse personnelle, je pense que j’en ai eu juste marre le temps de quelques jours de ces lieux de tourisme de masse.
Pour parler de quelques choses de plus positif, un très bon restaurant italien, le « Marcellino pan y vino » où on s’est arrêté par hasard et où le cuisinier qui après avoir perdu son auberge de jeunesse suite au tremblement de terre et venu s’installer ici, nous à inviter le lendemain pour déguster un vin blanc en sa compagnie :-).
Après c’est vrai que si on était parti dans l’optique de ne profiter que de l’Équateur, on profiterait peut-être plus des endroits comme celui-ci pour faire les activités proposées en masse comme le rafting, parapente, saut à l’élastique,…etc.… qui là, malheureusement ne rentrait pas dans notre budget déjà fortement diminué par le cout élevé de la vie ici en Équateur (ceci dû en grande partie au passage de leur monnaie en US Dollars).
Énormément d’autres choses qu’on aurait voulu découvrir et d’activités qu’on aurait voulu faire, mais le temps pour nous est déjà là de reprendre le bus direct vers notre dernière destination en Équateur, Cuenca.
Un grand Sage m’a dit un jour : « Si un endroit ne te plaît pas, ne le critique pas pour autant, détruit le ».
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