Après de très nombreuses recherches (10 bonnes minutes environs) nous avons décidés de poser nos sacs à Latacunga pour gravir le volcan Cotopaxi et faire la boucle de Quilotoa.
Nous voilà donc partis, après le marché d’Otavalo, en bus, pour rejoindre notre nouveau pied-à-terre, après environ 4 heures de trajet. L’hostal Tiana est vraiment à recommander à tous les amoureux des petites chambres sans fenêtres avec vue sur l’humidité et avec facilitée d’accès à la réception car juste à quelques centimètres de là. Je suis peut-être un peu dur avec eux car après qu’Aurélie ai été leur parler et que j’y ai rajouté ma petite phrase « The room is shit », on a eu pour le même pris une autre chambre avec salle de bain privatisée pour notre deuxième nuit. Enfin la chambre était à l’image de la ville, elle ne nous a pas trop plus. Pour la ville je peux comprendre que son manque de charme vienne du faite qu’elle a dû être reconstruite plusieurs fois suite aux éruptions du Cotopaxi et qu’à un moment ils ne se sont plus foulés pour la reconstruction… Mais pour la chambre je cherche toujours !
Pour Cotopaxi nous avons utilisés les services d’un guide, que nous avons partagés avec une Allemande et une Espagnole. L’ascension du volcan s’est fait directement une fois arrivé au parc pour profiter du beau temps. La montée jusqu’au refuge n’a rien de vraiment compliqué si ce n’est l’attitude et le fait que comme beaucoup de volcan ça monte. Avec l’attitude le temps change très vite et j’ai eu l’impression le temps d’un instant d’être en Belgique quand en cinq minutes nous sommes passé du soleil à la neige en passant par la pluie. Pour le reste, paysage magnifique, vue magnifique, nous toujours aussi magnifique, très bon moment si ce n’est que pour l’instant, suite à son éruption récente on ne peut malheureusement pas monter plus haut que le refuge qui se situe à 4864 mètres. Après un petit rafraîchissement, nous sommes redescendus vers la Lagune créée par la fonte des glaces. Sans grand intérêt pour ma part, c’est juste comme un lac mais en plus petit ou plutôt comme un étang mais en plus grand. Dernière pause avant de rentrer, un bon petit restaurant avec vue sur le volcan mais ça c’est quand il n’y a pas de nuage.
Le lendemain, lundi matin, nous laissons nos gros sacs à l’hostal et ne prenant que le nécessaire pour 3/4 jours. Nous nous mettons en route pour Quilotoa et sa Lagune. 2 heures de bus plus tard et une rencontre avec un Portugais et deux Françaises, nous arrivons à destination. Hop on ne traîne pas, car nous sommes déjà l’après-midi et les nuages sont assez présents (comme souvent :-(). On prend une auberge de jeunesse, cher et pas terrible point de vue services, juste la chambre qui était correcte. Je ne vous dirais pas le nom car je ne veux pas qu’on soit les seuls à se faire avoir ;-) . On termine de discuter avec le Portugais rencontré dans le bus et c’est parti pour 30 bonnes minutes de descente dans le cratère pour arriver à la lagune. 30 minutes j’ai dit? c’est seulement si en chemin vous ne rencontrez pas un Français et son petit-fils qui le rattrape tant bien que mal avant qu’il ne chute. L’homme avait amené son petit-fils en vacances et voulait descendre voir la Lagune mais avait malheureusement, malgré son jeune âge, un de ces genoux qui l’avait lâché totalement et là c’était l’autre qui trinquait. Nous sommes donc descendu tant bien que mal le tenant chacun d’un côté pendant qu’Aurélie veillait sur ces bâtons de marche. 2 petites heures d’échanges super-agréables avec les deux hommes et beaucoup de rigolade, malheureusement à 15 min d’arriver en bas, il a senti que c’était le moment pour lui de remonter à dos de Mule. Je ne sais pas encore à l’heure actuelle s’il était embêté vis-à-vis de moi ou s’il ne me supportait déjà plus. Après les avoir salués, on passe l’après-midi à profiter de la vue et de la remontée :-).
Et nous voilà déjà mardi, en route pour la boucle de Quilotoa sur trois jours.
- 1er jour Quilotoa / Chugchilan
- 2e jour Chugchilan / Isinlivi
- 3ème jour Isinlivi / Sigchos et pour nous retour à Latacunga récupérer nos affaires et hop dans un bus en route de nuit pour Puerto Lopez.
- 1er jour, réveil, petit-déjeuner ridicule, caca mou, marche, montée, descente, descente, montée, un peu d’eau, montée, une pomme et puis descente… ou bien descendre et puis monter. Bref je ne sais plus mais vous trouver des plans assez grossier facilement et les chemins sont de temps en temps balisés, juste de quoi te faire douter, te faire revenir sur tes pas ou prendre un chemin qui n’était pas prévu. Nous terminons l’après-midi à l’auberge de jeunesse avec d’autres personnes, certaines déjà croisée avant, d’autres rencontrées sur place. 2 faisaient la route dans l’autre sens et on fait deux étapes en une journée, je les félicite encore une dernière fois. Pour les autres, 2 françaises et deux Allemands, ils prirent la route le lendemain avec nous direction Isinlivi.
- 2ème jour, caca mou toujours pour moi, petit-déjeuner, et c’est parti à 6 pour 5,6 heures de marche. Plus facile que la veille, temps magnifique qui ne nous quittera pas jusqu’à la fin de notre trek. descente, descente, un peu d’eau, encore un peu d’eau, descente, montée, chiens errants agressifs, montée, petite descente, taureau sur le chemin, montée, … … Et arrivé à l’auberge » Tatae Cristobal » la meilleure d’un point de vue aussi bien personnel que professionnel. On a longuement hésité à rester un jour de plus pour profiter du lieu.
- 3ème jour, les françaises sont parties tôt le matin. Non je ne les ai pas fait fuir, c’était prévu qu’elles ne terminent pas la boucle faute de temps (tout le monde n’a pas un an pour voyager :-)). Nous terminons donc la boucle à quatre, partie la plus facile techniquement mais avec la fatigue accumulée depuis le début, on a tous l’impression de ne pas voir la fin. Meilleur souvenir du dernier jour : Le petit déjeuner et la discussion avec Palmiro, le lama de l’auberge. Mauvais souvenir : ne pas arriver à suivre une grand-mère sur les petits sentiers de montagne plus de cinq minutes et me faire attaquer par des fourmis volantes les seuls 10 minutes ou je me suis mis en short.
Comme dirait Aurélie, ni un bon souvenir ( parce que ce n’était pas évident) ni un mauvais souvenir ( parce qu’on a fait de magnifiques rencontres et vu des paysages splendides) mais c’était une Expérience.
Après ne voulant pas rester spécialement une nuit de plus à Latacunga, nous décidons, toujours accompagné du formidable couple d’Allemands, de prendre le bus de nuit direction Puerto Lopez, où nous arriverons 11 heures plus tard.
P.s: Petit soucis technique pour les photos, ce n’est pas celle que j’aurais mis à la base mais c’était ça ou rien ;-).
Et comme la dis un jour un grand Sage : « Pour marcher, il ne faut pas être immobile ».
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