Nous partons de Mindo mardi, en début d’après-midi et faisons le trajet en même temps que deux anglaises et un anglais rencontrer la veille lors de notre retour des cascades ainsi que plusieurs autres touristes dont des français(es) avec qui on échangera quelques mots avant de se quitter au terminal de Quito.
Il fait déjà sombre quand le bus s’arrête au terminal d’Otavalo, la ville a l’air assez grande et ça grouille de monde, nous avons à ce moment la juste le nom de l’auberge de jeunesse et on se demande comment on va y arriver. Mais en Équateur, on a pour l’instant toujours quelqu’un qui a pris la peine de nous aider et nous guider du mieux qu’il peut. Là c’est une dame qui nous guide vers le centre-ville, et on arrive à trouver l’hostal assez rapidement. La chambre est tout ce qui est de plus spartiate, on est côté rue et on entendait vraiment tout comme si la fenêtre était grande ouverte… Après presque une heure, on se rend compte effectivement que la fenêtre était ouverte :-).
Le lendemain, nous ne voulons pas perdre un instant, et après avoir bu un jus au marché on se met en route pour la cascade de Peguche, petite promenade depuis la sortie de la ville sur quelques km en longeant pour la plupart du temps un ancien chemin de fer. Jolie cascade au final et beau petit site.
Après avoir marché dans le domaine, pris quelques clichés, je réussis à convaincre Aurélie de rejoindre El Lechero (Arbre qui est réputé pour ses pouvoirs publics curatifs) par la montagne. Et comme j’ai souvent des bonnes idées , elle l’a vite regrettée ! Est-ce que ça en valait la peine… heu… heu… comment dire, voilà quoi?.
Le lendemain nous avions prévu d’aller à la laguna de Cuicocha et terminer par la visite de Cotacachi mais vu la petite marche forcée de la veille, nous avons décidé d’aller plutôt nous poser du côté de la Laguna Yaguarcocha, qui signifie lac de sang ( suite au massacre de trente mille guerriers caranqui tués par les forces de l’empereur inca Huayna Capac) .
J’ai dit-nous poser . C’était sans compter sur la petite phrase « encore un petit peu, on va jusqu’au prochain tournant ». Et donc nous voilà trois heures plus tard à l’arrière d’un pick-up d’ouvriers nous ramenant à l’entrée, légèrement fatigué de cette marche inutile et même pas super jolie si ce n’est quelques vues sur le volcan Imbabura.
De là tout s’enchaîne, à peine descendu du pick-up rempli de poussière, un homme crie d’un bus ( c’est coutume en équateur) « Ibarra, Ibarra », ni une ni deux on saute dans le bus qui devrait nous amener au terminal d’Ibarra pour prendre notre correspondance. On loupe l’arrêt, nous sortons du bus et sur le chemin nous croisons un autre bus qui est en route pour Otavalo. On le prend en marche et à peine le temps de reprendre notre souffle, on sympathise avec deux femmes et leurs deux filles. On leur parle de notre voyage et la première chose qui les a inquiétées c’est de savoir qu’on serait loin de nos familles pour les fêtes (n’est-ce pas mignon tout ça).
Bref, on se fait une photo souvenir une fois arrivés à Otavalo et là elles nous invitent à manger chez elle le lendemain. Même si je tenais à faire la Laguna de Cuicocha, on ne pouvait refuser une telle offre.
Nous voici donc le lendemain, dans un taxi pour chez elles avec en main juste le nom de son petit village et leurs noms de famille ( donnez ça à un taxi en Belgique, je pense qu’il rigole avant de vous inviter à descendre). Une famille exceptionnelle qui nous a directement accueillis comme si on était membres de leur famille. Après une après-midi riche en échanges nous décidons quand même de prendre congé.
Nous sommes déjà samedi, dernier jour dans cette ville pleine de contraste. Et nous rejoignons bien évidemment notre famille d’accueil équatorienne qui a tenu absolument à nous faire découvrir le marché aux bestiaux ainsi que le grand marché artisanale du samedi.
Que demander de mieux que de faire la visite avec des locaux. Ils sont emballés à l’idée de nous montrer un peu de leur pays, et obligent presque Aurélie à prendre des photos tous les deux mètres.
Après qu’elles nous est invitées à manger un potage aux abats (spécialité de la région, qui a bien plu à Aurélie… et juste à Aurélie ?).
L’heure pour nous de partir est arrivée, échange de numéro obligé, car elle veut qu’on revienne pour les fêtes si on est seuls, et nous voilà déjà dans le bus pour Latacunga, direction le volcan Cotopaxi et le trek de trois jours de la boucle de Quilotoa.
Comme le disait un grand sage « attend toujours aux toilettes après avoir tiré la chasse, vérifier que rien ne refasse surface ».
Les incapables, elle et moi.
3 réponses
Alexandra
Super ! Vous avez fait un blog !!! Merci de nous embarquer avec vous 😉
Bisous les incapables !!!
les incapables
De rien miss, c’est cadeau ;-).
anne
merci de votre chouette récit
On a l’impression de voyager avec vous…sans les crampes dans les mollets..
Bravo pour votre ouverture aux rencontres et… a bientôt pour la suite de votre périple
PS: fameux le gros cochon du marché !