Quito

with 2 commentaires

Que vous dire de Quito si ce n’est-ce que vous trouverez déjà partout : 2ème Capitale la plus haute après « La Paz », que la ville ne fait que 10 km de large, que le temps est imprévisible (et ça nous pouvons vous le confirmer)… et blablabla… Je pense que Quito nous a plu dans le sens où ça a été notre premier pied-à-terre dans notre périple, mais je ne suis pas sûre du tout qu’à la fin de notre voyage on puisse classer Quito dans notre top 10 des meilleurs souvenirs (sauf si nous rentrons en Belgique dans la semaine évidemment đꙂ ). En plus de s’habituer à l’altitude, surtout quand on a l’intention de monter plus haut, il faut pour vivre dans la capitale s’habituer à la pollution « automobile ».

Après un réveil placé sous le signe du décalage horaire et un petit-déjeuner bien complet à l’auberge de jeunesse « Hostal Marsella » où nous séjournons (auberge idéalement située et très bien entretenue, ils changent la poubelle à papier w-c plusieurs fois par jour đꙂ ), nous décidons de visiter la basilique del Voto Natinal (on a appris le lendemain seulement qu’on pouvait monter dans les tours pour avoir un panorama de la ville, c’est les petites surprises quand on ne prévoit rien, mais on s’en est vite remis ;-)). Nous avons ensuite vogué dans « la vieille ville », partie de la ville où se situe la majorité des bâtiments coloniaux. On a pu ainsi admirer la Plaza Grande, la cathédrale, la Plaza de San Francisco, le palais présidentiel, la Ronda, la fumée des pots d’échappement, avant de se poser manger un empanada chacun qui nous a calés pour le reste de la journée.
Le lendemain, après une bonne nuit de sommeil pour moi et une nuit bercée par mes ronflements pour Aurélie, pas encore entièrement remis du décalage, nous sommes restés dans la capitale à la découverte (beaucoup moins intéressant pour nous) de la « ville nouvelle » et du quartier dit « la Mariscal » appelé ici « la terre des gringos » avec tous ses bars, restaurants et boîtes de nuit. Soucieux de mon argent (pas toujours je vous l’accorde, mais laissez-moi le temps de m’adapter svp) j’avais repéré quelques monuments et musées gratuits mais ils étaient tous fermés car il se préparait un gros événement avec les États-Unis (moi qui à la base ne suis pas du tout musée, je ne sais pas vous dire si j’étais déçu ou content ;-) ).

Jeudi fût la journée de notre première expérience avec les bus de la capitale pour aller à la Mitad del Mundo, et je dois dire que malgré les inquiétudes que nous avions (aucune indication, pas vraiment d’arrêt, conduite assez sportive, les gens montent et descendent n’importe quand) on s’est assez bien débrouillé, de plus c’est assez intéressant financièrement đꙂ … Les mauvaises langues diront que c’est grâce à l’espagnol d’Aurélie que nous nous en sommes sortis et ce n’est pas entièrement faux mais on essaye de se répartir les charges : Je lui dis quoi dire et elle parle, j’aime autant vous dire qu’elle en profite car normalement à la maison c’est : « Femme tais-toi et obéis ».

photo-gsm-marseille-557

La Mitad del mundo (la terre du milieu) vaut le détour plus pour le symbolique que pour le visuel. Je ne dis pas que c’est moche mais comme beaucoup de choses à Quito, comme ailleurs en Équateur, je pense que c’est très axé sur le tourisme ! Je ne blâme pas, loin de là, mais du coup beaucoup trop de musées, expositions, etc. à mon sens, qui n’ont rien à voir avec l’endroit en question. Après avoir quand même profité de l’endroit, car on ne serait quand même pas parti de l’Équateur sans y être passés, nous avons décidé d’aller voir le site de la vraie ligne équinoxiale qui est situé à 240 mètres de là et du cratère du Pululahua (volcan situé à proximité) mais le temps en a décidé autrement. J’ai eu beau essayer de dialoguer avec lui, de lui faire d’abord des compliments pour ensuite le menacer et l’insulter, sa seule réponse fut une pluie encore plus forte. Nous voilà donc obligés de rebrousser chemin vers la capitale légèrement déçus, mais petit à petit on apprend à se contenter de ce qu’on a fait au lieu de se plaindre de ce qu’on n’a pas pu faire, ou ce qu’on aurait voulu faire.

photo-gsm-marseille-816

Vendredi, dernier jour à Quito qui se transforma en avant-dernier jour suite à un changement de programme (bizarre de dire ça quand on n’a pas de programme non ?) nous décidons de nous essayer dans l’ascension du Rucu Pichincha (4680 mètres). Pour ça nous nous rendons à la station du téléphérique qui nous amène à un peu plus de 4000 mètres, nous nous couvrons un peu et commençons la marche… La météo nous a pour une fois été favorable. Je ne le savais pas mais pour arriver à un sommet, eh bien il faut monter ! On dit qu’il faut plus ou moins 3h30′ pour arriver au sommet, il nous aurait fallu une demi-heure de plus mais l’altitude a eu raison de nous pour cette fois-ci. Ce fût quand même une chouette expérience, bien qu’assez éprouvante ça reste un bon entrainement pour les futurs sommets hein Aurélie đꙂ .

dav

Samedi pour notre dernier jour sur place, après un dernier détour par la vieille ville où nous en profitons pour déjeuner, je décidât d’amener Aurélie dans un grand parc, el Parque metropolitano, au nord-est de la ville pour nous reposer avant de prendre réellement la route à la découverte de l’Équateur… Nous reposer j’ai dit ? C’était sans compter que rien n’est plat ici đꙂ et c’est seulement après un trajet dans un bus bondé (je crois que les bus sont toujours bondés chez eux), et une bonne marche en montée avec nos cuisses qui soufraient encore de la veille, que nous sommes enfin arrivés ! Et moi qui avais dit à Aurélie que ça allait être reposant. :-/

Et voilà pour notre passage à Quito, prochaines aventures un peu plus dans le nord, à Mindo, petit coin de paradis d’après ce qu’on dit à seulement deux bonnes heures de la capitale, pour deux nuits avant de rejoindre Otavalo et ses alentours.

 

 

 

 

2 réponses

  1. Lucienne Daxhelet
    | Répondre

    J’adore vos commentaires:voir le Pays Ă  travers vos yeux est mieux que les sempiternels commentaires tourristiques:je suis votre pĂ©riple avec beaucoup de curiositĂ©!!je vous embrasse et vous soutiens mentalement!!! Lucienne

    • les incapables
      | Répondre

      Merci beaucoup, on va essayer de continuer du mieux qu’on peut. A bientĂ´t.

Répondre