Arequipa

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Nous voilà, il est 08h du matin, nous sortons du bus. J’ai tenu bon toute la nuit mais là il me faut une toilette d’urgence. Le terminal de bus n’est pas le meilleur endroit pour espérer une toilette propre. Un, deux, trois, je laisse Aurélie, je me presse mais ne court pas car serrer les fesses je dois. Occupée, je patiente, je danse, je me contracte, j’observe avec envie le pot en terre cuite contenant une magnifique plante, je prend mon courage à deux mains pour aller retirer la plante et faire ma commission dans ce magnifique petit pot que je vois comme mon sauveur, « clic » la porte des toilettes s’ouvre, je rentre, ferme la porte, vérifie la porte, prend quand même le temps de nettoyer, revérifie la porte et me voilà en quelques secondes libéré d’un mal qui me rongeait depuis plusieurs heures.
Une fois nos bagages en mains, nous sommes accueilli comme si on était de la famille par le père biologique de ma cousine (père qu’elle a retrouvée il y à seulement quelques mois).

Nous voilà quelques heures plus tard (après avoir pris possession de notre chambre avec panorama sur une partie de la ville

et s’être reposé un peu) dans Arequipa centre, pour une visite guidée, avec comme guide Angel (le papa biologique de ma cousine) policier à la retraite depuis peu et comme tout bon Arequipeños très fier de sa ville :-).

On a pu admirer la Plaza San Francisco avec son église, le centre historique et ses ruelles blanches, la Plaza de Armas et sa cathédrale, la bibliothèque municipale, les multiples crèches plus grandes et colorées les une que les autres (dont celle du commissariat qui est la plus grande de la ville, elle est entièrement animée)

et nombreux recoins et petits jardins dont nous n’aurions jamais profités sans l’aide d’un local.
Nous n’avons pas profités de la ville comme on aurait voulu car Aurélie était toujours un peu malade, et moi, je n’étais toujours pas débarrassé de mon petit parasite qui pour ne pas parler qu’en mal de lui, m’a fait découvrir de nombreuses toilettes de la ville. Les jours sont vite passés, nous avons vus (mis à part la ville qui vaut vraiment la peine de s’y attarder plusieurs jours) la momie de Juanita surnommé la jeune fille des glaces, qui a son propre musée (c’est une adolescente qui a servi de sacrifice et dont le corps congelé au sommet d’une montagne a été retrouvée dans un état de conservation intacte), le mercado centrale ainsi que de nombreux miradors comme celui de Yanahuara qui offre une vue superbe sur la ville et sur El Misti.

le volcan El Misti (un des trois volcans qui garde la ville)… de loin, le canyon Del colca…. en image :-). Et oui, même si on en a envie, on se force à ne pas tout faire pour nous donner une raison de revenir đꙂ (enfin là, c’est surtout que physiquement on était pas en état, et je me console en me disant qu’on était pas non plus dans la bonne période pour les treks).
Père Noël nous a heureusement redonné la santé pour qu’on puisse fêter dignement la renaissance de Jésus en compagnie d’Angel, de sa super adorable femme ainsi que de ses deux filles. Un très bon moment de partage, de rire qui resteront gravés à jamais dans nos mémoires.

Les douze coups de minuit sonnent, on sort dans la rue, il y fait clair comme en plein jour tellement il y a de feux d’artifices de toute part, pour la plupart artisanaux malgré les accidents et blessés qu’il y a chaque année.

Et comme à chaque fois que nous arrivons dans un endroit, il y a le moment où nous devons en repartir. Cette fois direction Cuzco et le Machupicchu. Après de long au revoir, nous les laissons pour nous diriger vers le terminal de bus et tout cela en bonne santé (que ça fait du bien :-)).

Un vieux sage accoudé au comptoir avec sa bière m’a dit, alors que je passais : « ….. » en faite il ne m’a rien dit parce qu’il est muet ! Il m’a parler par langage de signe et m’a dit « ….. » en faite j’ai rien compris, je ne savais pas quoi faire ni que dire alors j’ai ris. Il m’a alors fait un doigt, ça j’ai bien compris.

Et voici encore un article des incapables, publié comme souvent avec du retard mais après tout…On s’en fout.

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