La côte du Nord, Pérou.

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Un peu au hasard, car venant d’Équateur on voulait une ville au nord donc on a choisi d’arriver à Máncora, première destination pour nous au Pérou. Petite station balnéaire apparemment assez prisée de la côte péruvienne.
Et nous voilà, 7 heures de bus plus tard après notre départ de Cuenca, à Máncora. Il est 04H / 4h30’ du matin, nous nous retrouvons dans le noir, le long de la Panaméricaine à l’entrée de la ville (enfin je crois), avec nos sacs et une dizaine de rabatteurs près à nous vendre tout ce que l’on souhaite. N’espérez pas partir à pied à la recherche d’un hostal si Aurélie vous accompagne et qu’on ne sait pas où on est, qu’il fait noir et si en plus elle est fatiguée et qu’elle a entendu que ce n’était pas très sûre…
Nous voici donc à bord d’un mototaxi à la recherche d’un hostal pas trop cher. Fatigués, nous ne faisons pas les compliqués et après une petite visite de la chambre et sanitaire, nous prenons le deuxième hostal proposé par notre guide. Au final on ne s’en plaindra pas trop, petit-déjeuner pas génial mais piscine correcte et à 20 mètres de la plage avec vue sur tous les autres magnifiques hôtels hors de prix pour nous.


Qu’est-ce qu’on a fait à Mancora ? Et vous que faites-vous à la plage ? Et bien voilà, petite marche sur le sable entre les poissons et oiseaux morts, plongeon dans l’océan, sieste au soleil… et le lendemain on recommence 🙂 🙂 avec un petit tour par la piscine de l’hostal en plus. Bon on s’est quand même baladé dans la ville, mangé notre premier ceviche péruvien (Plat de poisson cru mariné dans du jus de citron), chercher Victor pour manger ses bonnes brochettes cuites au barbecue ( à l’heure actuelle, on le cherche encore).

On a également fait un tour dans la vallée boisée mais désertique de Fernández pour accéder à une source thermale qui rejette une eau bouillonnante et une boue très fine. Ne vous attendez pas à un grand complexe touristique, c’est juste un petit bassin fait de planche en pleins milieux de nulle part mais on en a quand même profité.
Après avoir fait les gros fainéants pendant trois beaux jours au lieu de deux initialement prévus, nous voilà déjà vendredi fin de matinée dans le bus en direction de Piura.
Un trajet de 3h30’ dans le désert de Sechura et surtout une bonne sieste pour Aurélie, nous amène dans la petite ville de Piura, surnommée la Ville du Soleil Éternel. Bon je vous avoue que la ville en elle-même n’a pas grand-chose à offrir d’un point de vue visuel, si ce n’est quelques rues ou encore la Plaza de Armas et sa cathédrale avec en bruit de fond un vacarme incessant de Klaxons en tout genre.

À la base Piura devait être juste un point de passage pour nous, pour aller visiter les alentours comme Catacaos, Chulucanas et l’encantada (Hauts lieux de l’artisanat qui me semble très intéressant à visiter) et on pensait peut-être même faire un petit tour par Huancabamba (haut lieu de chamanisme) et terminer par Colàn (station balnéaire typiquement péruvienne encore fort ignorée des étrangers pour faire une balade dans les dunes encore fort méconnues) mais voilà, après quelques heures à Piura, on a décidé de juste profiter de la ville pour l’après –midi et de  reprendre la route le lendemain pour Chiclayo. Pourquoi me direz-vous ? C’est la question que je me pose encore à l’heure où j’écris ses quelques lignes. L’avantage c’est que je suis déjà bien renseigné pour notre prochain passage :-).

Et nous voici donc encore repartis en bus pour 3 h, prolongée d’1h30 suite à un accident de la route pour Chiclayo, carrefour des routes marchandes reliant la côte, les hauts plateaux et la jungle.

Chiclayo sera notre point de départ vers la longue route menant vers Chachapoyas puis vers Iquitos. On a hésité longuement à passer par la petite ville de Cajamarca où l’on peut retrouver aux alentours encore beaucoup de vestige du passé mais ayant dépensé un peu plus que prévu dans les visites de sites nous ferons malheureusement l’impasse cette fois-ci.
Nous profiterons de notre passage à Chiclayo pour aller visiter le site archéologique de Sipàn également appelé Huaca rayada, site découvert par des pilleurs dont le trafic a été mis à jour par un archéologue local, Walter Alva (que nous avons croisé en voiture… oui oui oui :-)).

Les pyramides de Túcume et le Musée Tumbas Reales de Sipán où l’on peut explorer les merveilles de Sipán et en apprendre beaucoup sur la culture mochica.

La ville, plus jolie que Piura vaut la peine qu’on s’y attarde une petite journée, n’hésitez pas à faire un petit détour par le marché des sorciers (le mercado de brujos dans l’angle Sud-ouest du Mercado Modelo) où les guérisseurs viennent s’y fournirent.
Comme à Piura, nous avons l’impression d’être les premiers touristes que les locaux voient, et pourtant on sait que non et on en a croisé des touristes. Mais moi le Magnifique Gringo accompagnée d’une femme à la peau Noire… À la peau noire ! ce qui fait que ce n’est pas évident tout le temps pour Aurélie de se faire dévisager dans tous les sens et par tout le monde (femmes, hommes, enfants, animaux, …) même si ce n’est pas méchant. Pourtant ce n’est que le début :-), et a ça vous rajouter tous les taxis qui vous klaxonnent, vous appelent sans cesse et il faut savoir que d’après nos estimations personnels 98% de la population sont taxis ou jouent aux taxis, ce qui en fait des gens qui klaxonnent :-).
Mais à part ces petits désagréments, voici quelques spécialités de la région qu’on a eu l’occasion de gouter, comme le Cabrito (Chevreau) ou encore le pato con arroz (le canard avec du riz). Non nous ne faisons pas que manger…
Enfin après 34 ans je suis loin de connaitre mon pays natal alors je pense qu’il me faudrait plus d’une vie pour m’intéresser à toutes les richesses que l’Amérique du sud a à nous offrir.

Et comme me l’a dit un jour un sage de taille ordinaire: « Á défaut de ne pas avoir assez d’une vie pour découvrir toutes les richesses du monde, reste dans ton canapé et regarde la TV, tu verras plus de choses et ça te couteras juste l’abonnement aux chaines ».
À bientôt, pour la visite des hauts plateaux du Nord.
Elle et moi,
Les incapables.
« Nous sommes partis pauvres, nous rentrerons fauchés ».

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