La route vers le sud.

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Après s’en être mis plein les yeux à Huaraz, nous voici de retour à Lima pour à la base juste récupérer nos bagages mais nous y resterons trois jours car enrhumé, mal de gorge et fiévreux par moment. Après avoir pleinement abusés de l’hospitalité de nos hôtes, nous voilà dans le bus, on est samedi matin, en direction de Paracas.

Arrivée à l’hostal, à peine installés nous voici en train de faire le tour des agences pour réserver nos places pour l’Islas Ballestas (des îles où il n’est pas permis d’accoster mais où on peut observer une faune d’une impressionnante diversité et voir des rochers de couleur blanc suite aux déjections des oiseaux, déjections utilisés comme engrais et considérés comme 30 fois plus puissant que la bouse de vache) et la vaste réserve désertique national. Nous ne resterons pas longtemps là-bas car nous sommes attendus à Arequipa mais il ne me faudra pas plus de temps pour choper une saloperie qui ne va plus me lâcher pour les prochains jours. Et oui, encore… Gros problèmes intestinaux en perspective.

Nous voilà donc le lendemain matin, direction le port pour embarquer dans une des nombreuses vedettes amenant la horde de touristes observer (après une petite demi heure de navigation à grande vitesse et une pause rapide pour voir le célèbre géoglyphe du Candélabre)

des cormorans, des pélicans thage, des fous variés, des manchots de Humboldt et des otaries à crinière. Petite sortie en mer encore assez agréable pour les yeux si on fait abstraction du côté ultra touristique de la chose ainsi que des touristes eux-mêmes (surtout quand vous tombez sur une horde de groupies de chanteur au physique attirant mais sans réel talent qui ne connaissent qu’un seul mode de photo « le selfie »).

Bref après quelques : « Whaouuuu », « Regarde là dans l’eau », « Ah oui quand même », « Puta… elles font chier celles là », nous revoici sur la terre ferme.

Un petit tour à l’hostal pour se changer et nous revoilà parti pour la réserve ou nous y passerons une bonne partie de l’après-midi. Bon je vous avoue que voilà quoi si j’avais su… mais je ne le savais pas :-). Au final on en a quand même profité et c’était loin d’être moche!

Et nous voilà lundi matin, là où le début de mes ennuis gastriques ont commencés, du coup j’ai légèrement gâché notre journée de transit à Nazca! Afin d’arriver à Arequipa le mardi matin, nous avions décidés de faire Paracas-Nazca le matin pour avoir une journée sur place à Nazca et reprendre la route de nuit.

Nous hésitions très fortement à survoler les lignes, l’envie y était (bon Aurélie était peut-être légèrement moins enthousiaste que moi mais ça ne se voyait à peine) mais le prix freinait mes ardeurs (d’accord au final ce n’est pas si cher, comptez environ 80 dollars par personne, mais fois deux… attendez deux minutes que je calcule..euh…deux secondes que je prenne ma calculette… Voilà! ça fait 160 dollars par personne et donc quand même une petite partie de notre budget, quand on sait qu’on a un petit 1000 euros par mois). Enfin bref au pire on allait jusqu’au mirador observer un dessin et la moitié d’un autre et au mieux on avait une vue d’ensemble du ciel et Aurélie se serait privait de repas le reste du mois. Tout cela pour au final, passer la journée dans un café, à un restaurant, à un autre café pour rester à proximité de toilettes convenables. Impossible de faire quoi que se soit ce jour là, la nature l’avait ainsi décidée.

Nous voici donc le soir venu dans le bus de nuit pour notre prochaine destination. Après une très longue journée passée dans la ville, qui n’a pas vraiment pour notre part grand intérêt si ce n’est les énigmatiques géoglyphes et quelques sites aux alentours qui malheureusement nécessitent de se passer des toilettes plus d’une heure!

Un grand sage travaillant à mi-temps comme monsieur-pipi d’un restaurant m’a dit alors que j’accourais vers mon salut : « Un sole Por favor ».

 

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