Du bus… et encore du bus, 9 heures du trajet cette fois-ci entre Chiclayo et Chachapoyas. À ça rajoutez une bonne heure d’attente suite à une manifestation des villageois envers leur gouverneur régional et nous voilà à notre destination. Destination tant attendue par moi pour multiples raisons comme les paysages superbes, la Catarata de Gota (Chute d’eau de 771métres de hauteur restée ignorée du gouvernement, des explorateurs et des images satellites jusqu’en 2005), Kuélap vestige précolombienne qui à mon avis vaut le détour à lui seul, les forêts de nuages et j’en passe car à part nous faire du mal cela ne sert à rien. Et oui, j’ai bien dit « nous faire du mal » car on n’a rien fait de tout cela, on a comme des cons accélérés notre séjour dans cette magnifique petite bourgade aux nombreuses maisons blanches après avoir accepté comme des cons un volontariat près de la région d’Iquitos, mais ça c’est une autre histoire:-). Donc nous voilà de retour, comme des cons, à Chachapoyas pour une seule journée car nous partirons le lendemain matin très tôt pour un long trajet vers Yurimaguas. Arrivé de bonne heure, nous pensons pouvoir quand même profiter de notre journée, mais c’est sans compter sur la manifestation qui devait se terminer sur la plaza des Armas vers 13heures et d’ici la quasi tout serait fermé. Un chouette petit hostal ceci dit en passant sur la place même « Amazonas » très sommaire mais avec une petite cour intérieur et bien aéré et une équipe de locaux très agréable. D’ailleurs pensant dans un premier temps repasser par là afin de profiter de tout ce qu’on voulait faire on leur avait dit à bientôt, mais ça c’était avant :-).
Enfin bref… On arrive quand même à trouver un endroit sympa pour déjeuner avant d’aller se barricader à l’hostal (sous les conseils des habitants) avant l’arrivée de la manifestation sur la place. En manque d’action, je me mets au balcon muni de mon appareil photos prêt à prendre cette foule en colère, mais c’est sans compter que le gouverneur est parti s’exiler à Lima et qu’à notre avis tout le monde était pressé de rentrer car leur pays jouait, en soirée, au foot pour les éliminatoires du mondial.
Cela étant ça nous a permis de vite ressortir et de profiter d’une petite promenade en ville ,d’un petit musée gratuit et d’un très bon restaurant le soir où nous avons pu regarder la première mi-temps du match de foot, pas que j’aime le foot maintenant mais il y avait à boire ;-).
Nous voici déjà le lendemain, il est 5heures 30’ et le soleil vient de se lever. Nous traversons la ville, avec nos gros sacs, nos Put.. de sacs pour prendre un combi direction Tarapoto et de là changer pour un autre combi pour Yurimaguas. Par « combi » comprenez petite camionnette d’un siècle passé, où ils arrivent à entasser jusqu’à 12 à 15 personnes et poules, sans appui tête avec un volume sonore qui dépasse celui de mes flatulences après une bonne tartiflette et avec des enfants qui vomissent régulièrement suite à la très forte chaleur, à la vitesse et aux secousses dues à la conduite plutôt inconsciente que sportive du chauffeur ( Bon ok, pour sa défense les routes ne sont pas non plus dans un magnifique état).
Et nous voici donc, après presque 12 heures de route en combi, et légèrement déçu d’être parti de Chachapoyas aussi vite, enfin arrivé à Yurimaguas dernière destination terrestre afin d’accéder à Iquitos (plus grande ville au monde que l’on ne peut rejoindre par la route).
Le combi enfin à l’arrêt après avoir trainé sur les 100 derniers mètres une horde de rabatteur en tous genres prêts à nous extraire par la fenêtre pour nous proposer les destinations les plus folles ! Nous réussissons à nous extraire du véhicule malgré nos courbatures et avons réussi à récupérer nos sacs entassés sur le toit tels un Tetris géant.
Notre but est simple, nous diriger au port pour se renseigner sur le premier départ, mais c’est sans compter sur notre chance d’être tombé sur un moto taxi épuisant moralement par le fait qu’il veut tout faire pour ne pas nous conduire au port, nous vend les mérites d’autres séjours ailleurs, nous raconte qu’il n’y aura pas de bateau avant longtemps, et blablabla…
Il comprend enfin qu’il ne doit pas insister et nous amène au port, pas de bateau à l’horizon.
Fatigué et légèrement énervé on lui donne donc l’adresse d’un hostal et là, monsieur prenant de l’assurance par l’absence de transport fluvial veut nous amener à un autre hôtel, mais c’est sans compter qu’on enmerde pas Aurélie après 12 heures de trajet en combi et qui plus est est légèrement énervée d’arrivée dans une ville qui ne l’inspire guère, et qu’elle qualifierait je pense de « moche » :-).
Enfin bref pour la faire courte, on arrive à l’hostal, on paye notre magnifique chauffeur moins qu’il ne l’a demandé car je pense qu’il voulait qu’on lui donne un mois de salaire sur un plateau, on fait quelques recherche sur le net (vive internet dans ces cas-là) on appelle un numéro, un autre, encore un autre, eurêka quelqu’un répond. La personne au bout du fil nous dit qu’un bateau serait là le lendemain et nous dit de nous rendre au port vers midi. Pour ce qui est de l’heure du départ cela peut varier de quelques heures à quelques jours, selon le chargement, le nombre de passager et le niveau des eaux. La chance à tourner, notre bateau devait démarrer le vendredi matin et on est parti le jeudi soir. Tout le monde vous dira qu’il faut arriver bien à l’avance et dormir déjà la veille du départ annoncé sur le bateau car ce n’est certainement pas ici qu’ils vont vous attendre à quai.
Après quelques achats de provisions et de deux hamacs dans l’après-midi, nous voici donc sur le pont supérieur, en compagnie de 4 allemands et une Québécoise parés pour la traversée de 3 jours en bateau.
Après un début de soirée à regarder les travailleurs charger les marchandises et maltraiter le bétail pour les faire grimper sur un autre cargo, notre bateau prend le large direction l’Amazonie.
Heureusement que les paysages étaient magnifiques, car pour le reste … Bon ok, les gens à bord étaient sympa, nous avons rencontré un couple marseillais avec qui on a bien sympathisé même si eux dormais à l’étage inférieur avec le peuple (pas qu’on en voulait pas mais on n’a pas trop eux le choix) 🙂 et Aurélie s’est bien amusée avec les deux commis de cuisine et le chef. Non je n’étais pas jaloux car les trois étaient plus efféminées qu’Aurélie elle-même. Pour le reste, la nourriture cuisinée avec l’eau du fleuve, et la douche et toilette ne faisait qu’un, c’est-à-dire que vous pouviez vous soulager en vous lavant… Alors le premier jour ça passe encore mais le dernier quand la poubelle est remplie de papier usagé, là ça devient vraiment dure :-). Il fallait le faire et on l’a fait !
Nous nous sommes arrêtés à pas mal de petits villages pour livrer de la marchandise, nous avons pu observer des dauphins rose, et ce fut aussi notre première expérience (pas sexuelle) de dormir en hamacs et pas n’importe où 🙂 Pour ma part ça s’est très bien passé, mais Aurélie vous dira que je dors n’importe où. Pour Aurélie par contre… Oh et puis on s’en fout, elle passe son temps à se plaindre celle-là, non je rigole ce n’était pas le plus confortable mais elle a survécu (malheureusement :,-().
La traversée s’est bien passée, sans aucun incident à déplorer et au final assez rapidement. Nous avons quand même décidé au dernier moment de descendre à Nauta, petite ville à 1h 30 de bus d’Iquitos mais à 8/10 heures en bateau, ce qui nous faisait arriver en pleine nuit à Iquitos.
Accompagné du couple de marseillais (je ne sais pas si ils apprécieraient si je disais couple de Français ? Pour faire plus simple on va les appeler, je ne sais pas moi, au hasard, Léo et Cha).
Nous chopons deux motos taxis, non pas celui juste là car il demandait trop cher, l’autre là-bas, garer un peu plus loin au coin de la rue pour aller au terminal prendre …. ENCORE UN COMBI bordel de mer.. !
Iquitos, beaucoup plus civilisé qu’on ne le pensait (les gens se tiennent debout et marche sur deux pied comme nous… Incroyable !), et au final petite ville avec un certain charme qui donne envie de s’intéresser à son histoire, et de s’y attarder quelques jours (Bon pas trop longtemps quand même hein, il ne faut pas exagérer non plus:-)). Deux hostal plus tard, nous déposons nos sacs et sans attendre courons sous la douche, car notre dernière douche, je vous le rappel à vous qui avez une courte mémoire remonte au bateau. Nous passerons le reste de la journée à flâner dans la ville pour ensuite nous poser boire un verre qui s’est transformé en plusieurs verres ! Tout ça dans un établissement situé le long du Malecón tenu par (je pourrais dire tenu par « un Belge » mais dans ce cas-là j’utiliserais en restant poli un autre mot le décrivant assez bien, en tout cas de ce qu’on a pu constater des quelques heures passées en sa compagnie ce soir-là) un Connard… Oups désolé ça m’a échappé. Mes excuses si je me suis trompé, qui suis-je d’ailleurs pour juger ?! Et ensuite nous sommes allés manger même si le terme exact aurait été « se remplir la panse » au Kirikiki.
Le lendemain matin, dernière petite journée à quatre car nous devons prendre la route dans l’après-midi pour les deux semaines de volontariat et laisser les Français qui eux aussi partaient pour une semaine de volontariat (heureusement pour eux pas au même endroit que nous:-)).
Un petit tour au marché de Bélen, quelques achats de nourriture et des bottes, un bon petit repas au Mercado central et nous voilà prêts à prendre la route pour notre premier volontariat.
Comme m’a dit un jour un grand sage croisé par hasard sur ma route : « Et petit con, tu n’aurais pas l’heure ? »
Écrit par un des incapables, corrigé et rectifié par l’autre et approuvé pour la publication par les deux.
Á très vite les amis et désolé pour le petit retard 🙂





















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