Premier volontariat

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On est comme à notre habitude légèrement en retard sur le blog, car à l’heure où j’écris ces quelques mots, nous sommes après un passage de quatre jours à Lima, en train de nous acclimater à l’attitude de Huaraz pour aller explorer les environs. Alors après une concertation rapide avec mes différents moi intérieur, nous avons décidés de vous parler que de ce qui a été positif dans cette première expérience :

 

 

…Voilà, c’est un peu près tout :-).
Vous voulez quand même en savoir plus ? Non… Et bien tu n’as qu’à pas lire alors imbécile !
Iquitos, nous sommes dimanche après-midi, enfin je crois car nous perdons un peu la notion des jours quand on voyage, en plus de nos sacs, nous avons des provisions et nos bottes, il fait chaud très chaud, trop chaud mais on doit y aller car la nuit tombe vite « d’un coup, comme ça sans prévenir… là c’est la journée et d’un coup, d’un seul, boum c’est la nuit ».
Nous suivons les explications reçues par mail pour rejoindre la Casa où on va passer les deux prochaines semaines. D’abords un bus (dont la structure est en bois et certaines parties noircie par la chaleur du moteur poussé au maximum de ses capacités) pendant une grosse heure.

 

On descend à l’entrée d’un petit village « Moralillo » et de là nous continuons sur un petit sentier de terre pour encore une grosse heure, nous espérons ne pas nous tromper car on ne sait pas si on va dans la bonne direction mais on y va. Après avoir eu confirmation qu’on était sur la bonne voie, un paysan du coin nous propose de nous accompagner le reste du trajet, car après le village… c’est plus le village, et entre le village et la « casa » c’est la forêt :-).

On marche, toujours avec nos sacs (en même temps c’est logique on va pas les abandonner au bas de la route) nous sommes trempés de la tête au pied mais il ne pleut pas, dans un premiers temps je ne comprends pas, je réfléchis enfin j’essaye, j’essaye de raisonner…. Ça y est, je sais, on transpire ! On se rend compte que notre pseudo guide à abuser de gré ou de force d’alcool quand il demande à Aurélie de crier en pleine forêt pour ensuite se laisser guider par le cris des oiseaux et des singes. Après avoir fait quelques marches arrières, il nous dépose enfin à …une habitation abandonnée et nous jurant que c’était ici. Nous sommes légèrement énervés car la nuit commence à tomber, on marche depuis plus de deux heures sans trop savoir où on en est, on sue des goutes aussi grosse que les dernières gouttes d’urines qu’un éléphant déverserait avant de ranger son ustensile. Nous prenons congé de ce gentil monsieur, retournons jusqu’au village car la nuit est là, trouvons un autre villageois qui nous guide et cette fois correctement malgré la nuit tombé jusqu’à notre lieu de résidence à 40 minutes de là.
Un petit bonjour à notre hôte, à un autre volontaire qui nous accompagnera encore trois jours et nous voici sous la douche, avec une lampe de poche car pas d’électricité. Pressé de se laver, on aurait vu d’où venait l’eau avant, on l’aurait été un peu moins :-).

 


Je ne vais pas commencer à tout vous détailler jour par jour pour deux raisons, la première c’est qu’on s’en fout et la deuxième c’est qu’on s’en fout. Ce que j’écris pourrait passer aisément pour de la critique mais sachez que ce n’est pas mon but premier (peut être le second… non je déconne :-)), c’est juste que cela ne nous a pas convenus à nous mais ce n’est pas pour autant que je dénigre l’endroit. À l’heure actuelle on se demande toujours pourquoi avoir choisi cet endroit pour notre premier volontariat? :-).
Enfin je ne vais pas vous parler de notre expérience là-bas car sinon, après lecture de notre expérience, vous aller fermer doucement votre ordinateur, vous prendrez une feuille ou vous écrirez de votre plus soigneuse écriture quelques mots pour vos proches, vous vous lèverez, vous vous déshabillerez entièrement en prenant soins de replier délicatement tous vos vêtements sur le coin du lit avant de vous diriger par la fenêtre ouverte, pour en un saut majestueux vous écraser sur le sol.
En gros une journée type consistait à :
Mal dormir sur un matelas fait de foin.
Lever à 06h car tu vis au rythme du soleil.
Aller chercher de l’eau à l’étang pour boire (filtrer) et se laver si il ne pleut pas assez.

Bosser tant qu’il ne fait pas encore trop chaud (couper des feuilles de palmier et les plier pour le toit, creuser des trous pour planter des bananiers, s’occuper des poussins, construire deux chambres supplémentaires, du ménage mais ça c’est pour les filles :-)… enfin que des trucs chiants quoi)
Déjeuner et rebosser encore un peu.
Préparation du repas de midi
…enfaite on s’en fout de tout ça …
Coucher vers 20h-20h30’ (et oui il fait noir déjà à 17h30’) et décompter chaque nuit qu’il nous reste là-bas đꙂ
Le village ainsi que les habitants étaient très gentils mais à 45 minutes de marche de la maison.

Nous avons fait la rencontre d’une Française, Sophie qui est venu loger pendant trois jours, un vrai bout de femme passionnée qui faisait un petit tour du monde porté sur la gastronomie, plus précisément de la production à l’assiette et que nous avons revue un de nos jours de repos à Iquitos, le temps d’un petit tour au marché du port et d’un bon poisson grillé.

Nous avons été manger chez des voisins de la forêt, qui vivent essentiellement de la fabrication de l’aguardiente (alcool de canne à sucre),

Nous avons fait la rencontre de très nombreux moustiques, nous avons remis chaque jours les mêmes vêtements toujours trempés de transpiration de la veille, nous avons…. Vus quelques singes rapidement (pour Aurélie c’était plutôt des petites taches sombres mais comme madame oublie toujours qu’elle doit porter ses lunettes) . Nous avons quand même eu droit à des magnifiques paysages, des diners en tête à tête à la bougie (pas que je voulais me la faire romantique mais sinon c’était mangé dans le noir complet) et nous avons appris ce qu’un policier faisait quand il arrêtait une voiture ou on était sept passagers ( 3 devant, et 4 derrière) dans un 5 places et encore on venait de débarquer les passagers du coffre… Non pas d’amende, ce serait trop facile, il demande au deux passagers de devant assis sur le même siège de mettre la ceinture de sécurité, logique non :-)?!
Et pour le retour, nous quittons la maison sous un soleil de plomb et c’est là qu’Aurélie ne peut s’empêcher de dire qu’elle aurait préféré de la pluie. Vœux exaucé, 15min plus tard une averse nous tombe dessus et nous trempe de la tête au pied, ainsi que toutes nos affaires. Merci dame Nature de nous dire au revoir de la sorte.

Retour à Iquitos pour une bonne douche, relaver toutes nos affaires même si pour certaines les laver ne suffirait pas à faire partir les odeurs d’humidité de l’Amazonie, et profiter du cadeau de Saint-Nicolas pour retourner à la civilisation (Lima) en avion, sachant que cela nous reviendrait presque plus cher en bateau et bus, nous n’avons pas vraiment eu de remord surtout que là on avait assez trainé.

Un Sage croisé au bord du chemin m’a soufflé cette phrase à l’oreille, en me disant de prendre le temps de la méditer : « Le temps que tu as pris à m’écouter c’est du temps perdu inutilement mais ça me fait marrer ».

Bon allez, les incapables vous saluent et espèrent se remettre à jour très prochainement dans leurs articles.
Bisous du Pérou.

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