Iquique

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Après six heures de bus, un des meilleurs de notre voyage, sur une route désertique, nous voici à Iquique. Eh oui, avant d’aller explorer le Chili on avait besoin de se ressourcer à la côte, les pieds dans l’océan Pacifique :-).

Destination située sur une portion agréable du littoral, coincée entre l’océan et des montagnes de sable, Iquique est l’une des premières stations balnéaires du pays.
La chaleur ne nous a pas quittée, le soleil tape, je transpire et j’ai les fesses moites. Nous récupérons nos sacs et partons gentiment à la recherche d’un hostal, un hostel, une auberge de jeunesse… enfin bref d’un logement !

Cela ne fait pas longtemps que nous sommes au Chili et nous ne sommes toujours pas habitués au prix si élevé de la vie et des logements (nous ne le sommes toujours pas d’ailleurs après deux mois passé ici :-)).

Donc pour faire simple, nous avons vu un logement puis un autre puis tout en traversant la ville d’ouest en est et du nord au sud encore beaucoup d’autres hostals toujours à des prix exorbitants et tout cela pour finalement retourner dans le deuxième hostal que nous avions visités plusieurs heures auparavant (et oui, on adore l’idée des marches forcées sous un soleil de plomb pour rien :-)).

Comme presque chaque ville balnéaire où nous nous rendons, les deux trois jours prévus sur place à la base se transforment en une semaine:-).

La ville, avec sa promenade en front de mer, ses belles constructions géorgiennes datant du boom minier du XIX siècle, la rue piétonne bordée de trottoirs en bois nous a directement assez plu.

Arrivée en pleine période des vacances chilienne cela nous a permis de belles rencontres, que ce soit à la plage avec une famille de Santiago venue en Belgique pendant la dictature de Pinochet ou encore à l’hostal avec une famille argentine et deux amoureux chiliens, dont la femme nous a accueillis chez elle quelques semaines plus tard.

Nous n’avons pas fait que de nous dorer la pilule au soleil (même si Aurélie aurait préférée :-)… Bon et je vous avoue que la chaleur ne nous motivais pas à bouger beaucoup non plus) non non non.

Nous avons pris quand même une petite journée pour aller visiter Humberstone,

ville fantôme bruisse des splendeurs passées de l’âge d’or du nitrate. Fondée en 1872, elle connut son apogée dans les années 1940 mais la découverte des engrais de synthèse aboutit à la fermeture de l’oficina en 1960. Plus de 3000 mineurs perdirent leur emploi et la ville, son âme.

Prévoyez une bonne journée pour tout visiter à votre aise et surtout allez-y! Ça vaut vraiment le détour đꙂ

Avant de repartir vers d’autres destinations nous décidons également d’aller profiter d’un lieux qu’on avait repérez et qu’on nous avait également conseillé, décrit comme un petit oasis de calme et de tranquillité, une piscine nature dans un petit coin de verdure, dans cette région désertique, loin du monde et du bruit et de la pollution citadine.

Il ne nous en faut pas plus pour nous tenter, hop on saute dans le bus direction « Pica », on roule…. on roule…. on roule encore… et nous voici à destination. Il nous reste à marcher un peu, on se dit que malgré tout il y a déjà pas mal de monde, et nous y voilà! Piscine naturelle isolée et au calme, ce petit coin de paradis nous attendais….

Ni une ni deux, on n’hésite pas une seule seconde, pas besoin de s’échanger un mot, on sait que l’autre pense la même chose que nous, on fonce…. dans le sens inverse ! « On est venu, on a vu, on a fuit »

Pourquoi ? Peut-être qu’une photo vous aidera à comprendre :,-(

Ça aurait été 900 vierges j’aurais pu me croire au paradis…. Mais là, il y avait plus de monde dans ce petit bassin que de poils à mon c.. đꙂ

Enfin, une journée plus tard à profiter de la plage et nous voilà repartis vers Atacama.

 

Un sage d’un âge déjà bien avancé, sorti de la piscine naturelle de Pica, accompagnée de sa bouée à tête de canard nous interpella pour nous dire « Vous repartez déjà, mais vous êtes vraiment trop cons, c’est magnifique comme endroit, on peut se frotter et palper qui on veut sans que personne ne se plaigne, c’est comme une rame de métro à l’heure de pointe sauf qu’on est en maillot…. Venez prendre du plaisir… »

Écrit pas moi, relu par elle.
À bientôt, nous, les incapables.

3 réponses

  1. Emmanuel
    | Répondre

    Humberstone donne vraiment envie, la piscine moins en effet. 🙂

    Je n’ai pas compris ce passage : « ville fantĂ´me bruisse des splendeurs passĂ©es de l’âge d’or du nitrate. » Bruisse ?

    • les incapables
      | Répondre

      «Reste»… Ce correcteur orthographique ne me sert vraiment Ă  rien. Non, en fait je voulais juste mettre un mot que je connaissais et qui faisait un peu intellectuel pour paraĂ®tre intelligent mais j’aurais du d’abord regarder la dĂ©finition. Non, en fait j’ai mis un «intrus» pour voir si des personnes un minimum instruites lisaient nos rĂ©cits :-). Non, en faite… Je suis trop con :,-(

      • Emmanuel
        | Répondre

        Mais c’est pas grave une erreur de temps en temps, tu fais bien de vĂ©rifier qu’on lit. 🙂

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